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Le concept de « PAYS FRONTIERE »

D 13 janvier 2015     H 23:48     A Le Webmaster     C 0 messages


Cette définition du « pays-frontière » reconnaît l’existence des lignes frontières entre les différents pays et s’appuie sur une communauté dynamique vivant les mêmes réalités socio-économiques et culturelles.

OBJECTIFS DU CONCEPT

L’objectif général du « pays-frontière » est de renforcer la politique d’intégration sous-régionale ouest-africaine par la création de zones d’intégration de proximité. Spécifiquement il s’agira de :

  • créer des espaces vitaux homogènes de développement et de coopération ;
  • renforcer les échanges, socio-économiques et culturels transfrontaliers ;
  • créer des conditions visant à une meilleure circulation des personnes et des biens ;
  • promouvoir l’intercommunalité transfrontalière en vue de la réalisation d’actions communes de développement dans les domaines suivants : santé, éducation, art, sport et culture, agriculture, élevage, transport, énergie, environnement et industrie ;
  • harmoniser des politiques sectorielles nationales : santé, éducation, équipement, sport, art et culture ;
  • intensifier les courants d’échanges commerciaux par l’aménagement et l’équipement des marchés frontaliers, la création et le renforcement de filières ;
  • créer une cellule au niveau de la sous-région et un observatoire des « pays-frontière » au niveau du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Le « pays-frontière » pourrait offrir l’opportunité d’instaurer un dialogue fécond dans les espaces frontaliers par l’émergence d’un cadre d’échanges et de concertations entre États et sociétés civiles de part et d’autre de leur frontière. Le « pays-frontière » est également une alternative de développement solidaire pour les États ouest africains confrontés aux mêmes problèmes de sous-développement et de sous-équipement dans leurs espaces frontaliers communs.

PROCESSUS DE MISE EN ŒUVRE

La mise en œuvre du concept de « pays-frontière » pourra contribuer à renforcer la dynamique d’intégration sous-régionale à travers l’instauration d’un cadre de partenariat mettant en synergie les efforts des États, collectivités locales, acteurs privés et organismes de coopération pour accélérer le processus d’intégration à travers la gestion concertée et commune des zones frontalières et la mise en œuvre de plans de développement.

Un autre avantage pour l’intégration pourra être la mise en cohérence des politiques sectorielles pour un développement harmonieux de l’espace communautaire ouest-africain.

Dans le cadre de la coopération transfrontalière, la mise en œuvre du « pays-frontière » assouplira certainement la prise en charge de certaines préoccupations comme :

  • La régulation du mouvement migratoire ;
  • La gestion des questions environnementales ;
  • Les questions sécuritaires ;
  • L’exploitation commune des infrastructures socio-éducatives, aéroportuaire, ferroviaires, routières et sportives situées dans les espaces frontaliers communs (exemple : la gestion de l’aéroport de Sikasso par un Conseil d’administration composé d’opérateurs burkinabé, ivoiriens et maliens).