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Les espaces frontaliers, niches de Développement

D 18 juillet 2016     H 20:02     A Le Webmestre     C 0 messages


L’adage : « Le cordonnier mal chaussé » est souvent utilisé pour exprimer qu’on néglige les avantages que l’on a par rapport à son milieu.

Par analogie, le Bénin est riche de ses frontières, cependant les endroits les plus défavorisés sont les frontières ! Les populations qui y vivent sont dans le dénouement total et dans une précarité incontestable alors que les espaces frontaliers sont des mines d’or et des portes ouvertes vers le développement.

Potentialités de développement
  • 862 421 ha de forêts classées et 3080 ha de périmètres de reboisement : domaine forestier le plus étendu et le plus riche en essences forestières du pays
  • les deux grandes réserves de faune pour une étendue de 1 202 793 ha (Pendjari et W)
  • 55% des bas-fonds aménageables se trouvent dans les espaces frontaliers soit 38 662 ha ;
    • Potentialités minières dans le bassin du Niger
    • le gisement de Fer de Loumbou-Loumbou à Karimama et de Madécali à Malanville évalué à près 506 millions de tonnes de minerai ;
    • les gisements de Phosphate de la Mékrou, environ 5,5 millions de tonnes ;
    • des réserves importantes non estimées de cuivre, de Nickel, de Zinc et de granulite ;
  • des réserves en or dans les communes de Natitingou, de Ouaké et de Copargo ;
  • environ 84% des réserves pétrolifères du Bénin ;
  • les plus importantes réserves de marbres : Ouessè, Savè, Aplahoué
  • etc.

Que vise t-on en terme de développement ?

Le développement utilisé dans les sciences humaines, désigne l’amélioration des conditions et de la qualité de vie d’une population, et renvoie à l’organisation sociale servant de cadre à la production du bien être. Définir le développement implique de le distinguer de la croissance. Cette dernière mesure la richesse produite sur un territoire en une année et son évolution d’une année à l’autre, telle qu’elle est prise en compte par le Produit Intérieur Brut (PIB). Elle ne dit rien, en revanche, sur ses effets sociaux. Elle n’informe donc que peu sur le niveau de vie et encore moins sur la qualité de vie. La croissance peut contribuer au développement, mais tel n’est pas toujours le cas et on parle de croissance sans développement quand la production de richesse ne s’accompagne pas de l’amélioration des conditions de vie. Inversement, même en l’absence de croissance, la priorité donnée aux productions les plus utiles et une plus grande équité dans la distribution des biens produits améliorent les conditions de vie des populations et crée du développement.

Ceci étant, la mise en œuvre de l’Orientation Stratégique N°2 : « Réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations frontalières » a permis de faire des frontière non pas des barrières mais plutôt de véritables de passerelles pour le développement.

Pour atteindre cet objectif, plusieurs actions de développement ont été entreprises pour viabiliser les espaces frontaliers.

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