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Mot du Ministre, Agenda 2019

D 4 janvier 2019     H 10:29     A Le Webmestre     C 0 messages


Le droit international relie la frontière comme la « ligne où commencent et ou finissent les territoires relevant respectivement de deux Etats voisins ». Cet espace tient son importance du fait qu’il met deux Etats dans une situation de mariage sans divorce.

Au Bénin, suite aux diverses actions entreprises dans le cadre de la prise en charge des frontières depuis 2008, le Gouvernement a inscrit dans son Programme d’Actions du Gouvernement (PAG 2016-2021) au titre de mon département ministériel, le programme 3 intitulé « Gestion intégrée des espaces frontaliers », élevant ainsi la gestion des frontières au rang des projets prioritaires du quinquennat.

Malheureusement la sous-région ouest-africaine est en proie à l’insécurité entretenue par des groupes terroristes, toutes choses qui entravent en ce moment la libre circulation des personnes et des biens et perturbent le climat de paix et le sentiment de sécurité au sein des populations vivant dans ces espaces frontaliers.

En effet, les multiples attaques terroristes et incidents non revendiqués survenus depuis le début de l’année 2018 aussi bien dans la région de l’Est du Burkina Faso qu’au Niger, inquiètent les gouvernants quant aux risques d’une expansion de l’extrémisme violent vers les pays voisins notamment le Bénin qui partage ses frontières avec les pays sus indiqués.

Face à tous ces défis sécuritaires et enjeux de développement, mon département ministériel s’inscrit dans une logique de coopération participative qui fait de nos populations des acteurs essentiels de la coproduction de la sécurité.

C’est pourquoi je voudrais compter sur l’engagement et le dévouement de tout un chacun pour faire preuve d’innovation, pour sortir des sentiers battus et privilégier une réflexion inclusive et décloisonnée sur les menaces, les enjeux et les défis sécuritaires du moment, pour contribuer aussi à donner à notre pays une réaction anticipative dans la connaissance du monde et l’évolution de la technologie. Anticiper, c’est le meilleur des choix stratégiques.

A cet effet, j’encourage toutes les entités à faciliter des recherches, des réflexions et des échanges d’expériences par l’organisation des séminaires et ateliers, des sensibilisations interactives entre les différents acteurs dans la gestion des questions de sécurité et de développement transfrontaliers etc.

D’abord parce qu’ils sont avant tout des creusets de concertations favorables au dialogue inclusif. Ils permettent également de rapprocher les membres des fonctions publiques et militaires, des cadres de la société civile, des représentants de pays alliés et des élus de la Nation. Ensuite parce que cette richesse humaine ainsi rassemblée est placée dans les conditions de qualité pour étudier, rechercher, analyser et réfléchir sur une préoccupation majeure d’intérêt national, local ou communautaire.

Ces initiatives rentrent dans une démarche de valorisation ou devoir de servir sa nation pour son existence, sa survie et pour la sauvegarde de la souveraineté de l’État. Servir son pays est une mission régalienne, l’une des plus nobles qui soit dans l’esprit d’un citoyen attaché à sa nation. C’est le choix que je fais en plaçant chaque citoyen comme l’instrument principal au service de la sécurité.

En ce qui concerne l’État béninois, le ministère de l’intérieur et de la sécurité publique
entend apporter son soutien durable par la réalisation d’actions fortes permettant de relever les nouveaux défis à savoir :

  1. la présentation de la demande d’extension du plateau continental bénino-togolais au-delà des 200 milles marins le 7 février 2019 à New-York devant la Commission des Limites du Plateau Continental (CLPC) ;
  2. la finalisation de l’élaboration de la carte marine du Bénin et la mise en place d’un cadre de réflexion sur la délimitation des frontières maritimes avec les pays voisins ;
  3. la poursuite des opérations conjointes de réaffirmation de la frontière avec le Togo, la démarcation de la frontière avec le Niger et la renégociation de la frontière avec le Nigéria dans les zones chaudes ;
  4. la poursuite de la sensibilisation des forces de sécurité publique et assimilées, des forces armées béninoises, des collectivités territoriales et des acteurs de la société civile sur leur rôle dans le système de sécurisation des espaces frontaliers ;
  5. la mise en place des cadres de concertation et la promotion de la coopération trans frontalière en vue de la consolidation des relations de bon voisinage et de l’intégration régionale et panafricaine ;
  6. la poursuite de l’élaboration des Plans Locaux de Sécurité (PLS) dans d’autres communes frontalières du Bénin ;
  7. la poursuite de la réalisation d’infrastructures sociocommunautaires pour la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la qualité de vie des populations frontalières.

C’est sur ces perspectives que je vous invite à vous approprier ce document retraçant les principaux enjeux de la gestion intégrée des espaces frontaliers au Bénin.

Je souhaite à toutes et à tous, une bonne et heureuse année 2019.

Vive les frontières béninoises !

Vive le Bénin révélé !

Je vous remercie.

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