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Mot du Rédacteur en Chef, Agenda 2018

D 3 janvier 2018     H 05:29     A L’AGENCE     C 0 messages


Chers lecteurs, en cette année 2018, que souhaiter de plus, que beaucoup de santé, de réussites pour chacun et de bonheur dans vos familles. Votre contribution à une fructueuse poursuite de la Politique Nationale de Développement des Espaces Frontaliers engagée depuis 2007 par le Gouvernement à travers l’Agence Béninoise de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers (ABeGIEF), est souhaitée pour une pérennisation de l’Agenda des Frontières.

Dans une présentation claire et en prenant grand soin comme vous l’avez désiré, la présente édition est consacrée dans sa grande partie aux espaces frontaliers, à leurs spécificités et aux partenaires techniques et financiers. Ceux-ci affichent un fort engagement en faveur du développement des espaces frontaliers, qu’ils soient acteurs locaux ou institutionnels.

En tant que rédacteur en chef, je voudrais par ce canal appeler l’attention de tous les lecteurs sur les effets néfastes de l’extrémisme violent au regard des multiples défis qu’il reste à relever pour sécuriser nos espaces frontaliers.

L’extrémisme violent est un phénomène qui porte gravement atteinte aux buts et principes de toute organisation. Il compromet la paix et la sécurité, l’exercice des droits de l’homme et le développement, et aucun pays ni aucune région n’est à l’abri de ses effets.

L’extrémisme violent étant un phénomène multiforme échappant à toute définition claire et tendant à conduire au terrorisme, il est important que chaque pays élabore et mettre en œuvre son plan d’action aux fins de le prévenir. Bien qu’il ne soit ni nouveau ni propre à une région, une nationalité ou un système de croyance précis, des groupes terroristes comme l’État islamique, Al-Qaida et Boko Haram etc. ont, au cours des dernières années, façonné l’image que nous en avons ainsi que le débat sur les moyens de faire face à cette menace. Le message d’intolérance – religieuse, culturelle et sociale – que ces groupes véhiculent a eu de graves répercussions sur de nombreuses régions du monde dont surtout la région du sahel. S’arrogeant le contrôle de territoires et recourant aux médias sociaux pour diffuser en temps réel leurs idées et leurs exploits dans le monde entier, ces groupes tentent de mettre en péril les valeurs de paix, de justice et de dignité humaine que nous partageons.

La propagation de l’extrémisme violent a eu pour effet d’aggraver encore une crise humanitaire déjà sans précédent, qui s’étend bien au-delà des frontières d’une région donnée. Des millions de personnes ont fui les territoires contrôlés par les groupes terroristes et extrémistes violents. Les zones de conflit connaissent des flux migratoires de plus en plus importants, certains les quittant pour aller trouver refuge ailleurs et d’autres s’y rendant pour gonfler les rangs des combattants terroristes étrangers, ce qui déstabilise davantage les régions concernées. C’est dans ce contexte que la Politique Nationale de Développement des Espaces Frontaliers (PNDEF) a pour objet de concourir, depuis sa mise en œuvre, à réduire les vulnérabilités des espaces frontaliers, terreau du développement de la criminalité transnationale organisée et du terrorisme et de la façon la plus explicite de prévenir l’extrémisme violent sous toutes ses formes et dans tous les lieux où il se manifeste au Bénin avec l’aide des partenaires.

Dans sa résolution 2178 (2014), le Conseil de sécurité rend explicite le lien qui existe entre extrémisme violent et terrorisme, souligne qu’il importe que les mesures prises soient conformes aux normes internationales et constate que la prévention de « l’extrémisme violent, qui peut déboucher sur le terrorisme » nécessite une action collective, « y compris la lutte contre la radicalisation et la mobilisation de personnes et leur recrutement dans des groupes terroristes et la lutte contre le fait de devenir un combattant terroriste étranger ». Dans ladite résolution, le Conseil « demande aux États Membres de redoubler d’efforts pour lutter contre cette forme d’extrémisme violent », tout en considérant que « la coopération internationale et toutes les mesures prises par les États membres pour prévenir et combattre le terrorisme doivent respecter strictement la Charte des Nations Unies ».

Bonne lecture donc à vous qui abordez ce document et, à qui je souhaite autant de plaisir que j’en ai éprouvé au contact de quelques notions sur la gestion intégrée des espaces frontaliers. Que cela nourrisse en vous la passion de visiter ces zones marginalisées, mais dont la chaleur des habitants vous donne envie d’y revenir. Soyez donc les porte-paroles de ces populations frontalières qui vivent dans un dénuement total.

Pour finir, je vous souhaite une Bonne et Heureuse année 2018 et surtout Bon Voyage à vous dans un espace frontalier !

Bonne lecture !

Le Directeur Général de l’Agence Béninoise de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers,

Dr Marcel Ayité BAGLO