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TRANSHUMANCE TRANSFRONTALIERE

D 13 août 2014     H 18:11     A L’AGENCE     C 0 messages


La transhumance est une stratégie très importante dans l’élevage au Sahel où elle est pratiquée depuis longtemps. De nombreuses études se sont consacrées à sa connaissance. De même, plusieurs rencontres été organisées en vue de résoudre les problèmes de sécurité qu’elle génère. La transhumance entre les pays de l’Afrique de l’ouest est considérée comme un facteur d’intégration par le fait qu’elle favorise un brassage des populations du nord et du sud et permet en plus l’approvisionnement en produits animaux des centres urbains.

La transhumance transfrontalière entraine de plus en plus d’incidents contrairement à l’esprit de fraternité qu’elle devrait promouvoir, prôné par les Autorités de notre pays et de ses voisins. Au nombre des incidents, on peut citer :

  • Le village de Niambara dans l’Arrondissement de Loubou à Ségbana, en Janvier 2014, un cultivateur pourchassant des bœufs qui venaient de détruire ses récoltes, a été tué par un Peulh transhumant qui l’a assené de coups de machette. Les villageois révoltés ont attaqué le camp peulh et tué trois personnes et incendié les cases et autres biens.
  • L’arrondissement d’Angaradébou, commune de Kandi, a connu le 04 Février 2014 une situation où trois malfrats d’ethnie peulh ont braqué des motocyclistes qui rentraient du marché Fouet tuant un homme et emportant une moto et de l’argent. Les populations informées ont linché l’un des malfrats et ont attaqué les peulhs dans leur localité. Au total, il a été déploré cinq morts et plus d’une quarantaine de cases et de greniers brûlés.
  • Un jeune cultivateur d’ethnie Mokolé a été froidement abattu le 14 Février 2014 dans sa ferme par un bouvier peulh qui lui a reproché d’avoir refusé de lui donner de l’eau à boire. Cet incident a causé d’importants dégâts matériels et trois morts dans le rang des Peulhs. Malgré les tentatives d’apaisement des autorités locales et de la Gendarmerie, la tension persiste.
  • Le 03 Février 2014, les populations de Wansokou, arrondissement Tampégré, à Toucountouna, exaspérés par des cas répétés de destruction de leurs cultures, par les bétails des éleveurs peulhs, se sont mobilisées pour obliger ces éleveurs à déguerpir des voisinages de leur village. Armées d’armes blanches et de gourdins, elles s’apprêtaient à en découdre avec les Peulhs lorsqu’ils ont été interpellés par les Gendarmes.
  • Dans les villages frontaliers d’Agbélé, d’Illémon, d’Ogouba et environs dans l’arrondissement d’Igana, commune de Pobè, des cultures ont été détruites par les Peulhs transhumants. Ces Peulhs qui se sont repliés au Nigéria après leur acte, sont revenus affronter les populations, causant la mort d’une fillette et blessant grièvement cinq autres personnes. Ils ont également brûlé des cases et des greniers avant de s’enfuir à nouveau au Nigéria. Cet incident s’est produit en Décembre 2013.

En outre, un autre cas d’altercations entre paysans de Niéhoun, un village situé au sud-ouest de la zone neutre et Peulhs transhumants burkinabé a failli coûter la vie à un peulh transhumant burkinabé, le 16 Décembre 2013.

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